mardi 7 mai 2013

La guerre des bonbons

Bout2fée raffole des bonbons. Il arrive souvent qu'elle se lève le matin et demande déjà des sucreries. Sucrés, acidulés, colorés, il faut dire qu'ils ont tout pour faire saliver.
Moi aussi, je suis fan mais je pense aussi aux petites dents. Alors, je fais la maman rabat-joie, je rationne, et Bout2fée, elle apprécie de moins en moins.

Cet après-midi, nous avons atteint le stade frustration intense
 et cela s'est fini par une grosse crise de pleurs et de bouderie.
A chaque crise, nous réunissons le conseil familial afin de trouver la meilleure solution.
Il n'est pas question d'interdire les bonbons à notre fille car cela ne ferait qu'engendrer un manque qu'elle comblerait ailleurs.

Alors, nous avons pris la décision de mettre en place "Le jour des bonbons".
Si Bout2fée réclame des sucreries pendant la semaine, on accèdera à son désir mais elle ne les mangera pas tout de suite. Elle les mettra dans sa boîte à douceurs. Un jour par semaine, elle pourra aller ouvrir sa boîte et manger, si elle le souhaite, toute sa réserve.
Nous commençons l'expérience la semaine prochaine et je vous tiens au courant.


Comment gérez-vous les bonbons chez vous ? Ca m'intéresse.

lundi 6 mai 2013

Mes séries TV - part six

TREME ou le destin d'une ville, La Nouvelle Orléans, balayée par Katrina en 2005 et racontée par plusieurs personnages hauts en couleur.
La musique est un des personnages principaux de cette série et elle est excellente. Elle fait partager le spleen, les délires de cette ville, la joie des fanfares lors des enterrements.


La première saison parle des ravages causés par l'ouragan, l'incapacité ou le refus de l'administration Bush de tenir les promesses de la reconstruction. La saison 3 parle des gens qui sont restés car ils n'avaient pas le choix. Elle parle du combat ordinaire pour remettre la ville debout.

Les différents personnages de la série sont comme la ville, ce sont des éclopés.
LaDonna, patronne d'un bar, essaie de se reconstruire après un viol.
Antoine Batiste, le musicien, cherche un sens à sa vie.
Le big chief Lambreaux veut refaire vivre le carnaval et son groupe de musiciens indiens.
Chacun a sa façon veut faire renaître l'espoir...à fleur de ville.

dimanche 5 mai 2013

Dans l'île de Ré

 Ma belle adorée
Je t'amènerai demain
Ta main dans la mienne
Come rain or come shine...
Claude Nougaro

Nos pas nous ont ramenés dans cette magnifique île blanche. L'île de Ré, c'est avant tout ses petits villages aux minuscules venelles fleuries de roses trémières, ces maisons blanches avec leurs volets verts, c'est aussi ces pistes cyclables qui sillonnent les superbes paysages de marais et de plages, mais c'est surtout une lumière et le plaisir chaque fois renouvelé de manger une glace caramel au beurre salé. 
Et vous dire que nos vacances ont été supers, sportives et reposantes serait d'une banalité affligeante, mais j'assume...
Bout2fée a soufflé ses 4 bougies pendant ce séjour, une bien belle fête.






mercredi 24 avril 2013

A...comme ailleurs #2

Départ demain pour des vacances bienvenues.

Avec une petite halte musicale dans la très belle ville de Nantes pour deux concerts avec mon groupe Voy'elles.
Ensuite, retrouver ma petite famille pour une semaine de grand air et de balades en vélo.




Trouverez-vous où nous allons poser nos valises ?

samedi 20 avril 2013

Love boat

Maintenant, on attend de pied ferme le soleil pour embarquer...

AVANT Sir avec moteur de tondeuse...
APRES Merry Fisher pour apéros à gogo...

mardi 16 avril 2013

Retour au calme


Une semaine pour réfléchir, pour laisser retomber l'émotion, pour relativiser et surtout pour parler avec des amies maman ou maîtresse.
Alors oui, ma fillotte a la bougeotte, elle a du mal à se poser et faire des activités qui demandent une attention importante.
Dans mes nombreuses classes, j'en ai eu pleins des enfants avec ce profil. Et ce ne sont pas des enfants qui ont "la maladie de l'orphelinat" : problème d'attention ou de concentration, difficulté relationnelle, besoin d'être le centre d'intérêt de l'adulte...
Même cette année, certains de mes petits élèves de petite section sont beaucoup plus agités.

Je me suis emballée et j'ai perdu de vue le chemin parcouru. J'ai perdu de vue la confiance que nous devons avoir dans cette petite fille qui avance à la vitesse de la lumière. J'ai aussi perdu de vue ma confiance dans mon instinct de maman et je me suis laissée "désarçonner" par les dires de ma collègue.

Je serai plus vigilante pour la prochaine convocation. Et la question qui me taraude depuis : "Devons-nous dire à l'école que notre fille est adoptée ?"
Nous avons décidé de ne rien dire tant que cela se passait bien pour ne pas mettre une étiquette d'enfant "difficile" que se trimballent les enfants adoptés dans la plupart des écoles. Mais si la mâitresse avait connaissance de certains détails peut-être serait-elle plus conciliante avec Bout2fée ?

Je n'arrive pas à prendre position pour le révéler, et vous, quelle a été ou serait votre décision ?

mardi 9 avril 2013

De l'autre côté du miroir

Dans le métier d'enseignante, le dialogue avec les parents est primordial.
Lors des réunions d'informations de début d'année, je leur dis souvent que nous devons former une équipe solide, que je ne peux travailler et enseigner à leur enfant sans leur soutien.

Tout au long de l'année, on les rencontre pour annoncer les beaux progrès de l'enfant mais aussi, trop souvent, pour mettre à jour des difficultés d'apprentissage ou de comportement.
Ces enfants qui ne veulent pas rentrer dans le moule que l'institution voudrait formater.

Les parents sont souvent désemparés, perdus, ils se sentent impuissants face à ces troubles. Ils le vivent aussi souvent comme une intrusion violente. On touche à leur chair, on écorche leur coeur.

Alors bien sûr, nous essayons de les conseiller, de leur donner des pistes de suivi, nous leur disons notre difficulté aussi face à la souffrance de l'enfant. Le dialogue est souvent constructif, l'équipe est performante et l'enfant reprend pied. Parfois, l'annonce des difficultés est trop "dure" à accepter. Les parents ne peuvent pas affronter cette réalité.

Aujourd'hui, je suis passée de l'autre côté du miroir. La maîtresse m'a demandé de rester après la classe. Et j'ai compris ce que mes mots d'enseignante pouvait faire au coeur d'une maman.
Car la maman qui apprend les difficultés de sa fille, c'était moi...

lundi 25 mars 2013

Les chaises musicales

Une semaine que je rumine !
Alors aujourd'hui, je viens vous parler de ce qui me mine. Juste une petite envie de faire mon "Caliméro".
Ce que je vais vous confier n'est pas très grave, pas de grave maladie, aucun souci avec ma fille mais je frise la paranoïa. J'ai l'impression d'être poursuivie par une malédiction professionnelle.

Mardi dernier, le facteur me donne une lettre semble-t'il anodine sauf qu'elle est tamponnée par l'Inspection Académique.
Depuis l'année dernière, je tremble un peu à chaque enveloppe provenant de l'Education Nationale.
Si vous n'avez pas suivi le premier épisode, rendez-vous ICI.

Je l'ouvre, difficilement, et là THE mauvaise nouvelle...

"J'ai décidé la fermeture du poste de Titulaire de Secteur. Vous êtes concernée par cette mesure."

Et voilà ça recommence, deux années de suite, je trouve ça too much, dégueulasse.
Je pensais faire mon petit trou, même de façon provisoire, dans ma petite école maternelle mais même pas. Bref, j'ai les boules !
J'appréhende vraiment le mouvement et son stress. J'espère ne pas récupérer un poste à Tataouine ou que personne ne veut.
C'est vraiment trop injuste...



samedi 23 mars 2013

Adoption surprise

Au départ, un album pour enfant.
Jusque là rien de suspect dans notre maisonnée.

Un jour, Lili va trouver ses parents. Et elle leur dit: «Je veux… un kangourou!»
«Un kangourou? dit le père. Mais tu n’y penses pas! Les kangourous sont de gros égoïstes, ils volent les jouets aux enfants!»
«Soit! Eh bien alors, je veux… un lion!...
Et tout cela jusqu'au requin à bocal...

De lecture en lecture, Bout2fée a émis l'idée totalement farfelue mais  sérieuse pour elle d'adopter un animal.

Qui nous connaît sait que notre home sweet home est investie par une boule de poil caramel qui prend toute sa place et tient à rester animal unique.
La dernière adoption animale s'est terminée en carnage dans la salle de bain. Depuis, nous avons été un peu refroidi...
Alors j'ai fait comprendre à ma fille qu'un animal ce n'était pas vraiment une bonne idée vu les circonstances.
L'argumentaire a du être précis, explicite et longuement débattu car elle y tenait vraiment.

Tout cela aurait du mettre un point final temporaire, car Bout2fée est têtue, à cette seconde adoption.
C'était sans compter l'habileté de la loupiotte a embobiné son Pôpa...
Voyant le refus de maman, elle est allée droit requérir l'assentiment de l'adversaire et Namoureux est faible devant sa fifille.

Donc, jeudi soir, retour du boulot après une grosse journée. La maîtresse est fatiguée et irritable.
Je suis tombée sur un duo de cachottiers en train de monter un bel aquarium et d'installer NOTRE requin du bocal. Il s'appelle Bubulle.

Et voici donc comment on devient maman adoptive sans le savoir ;0))))
Finalement, je peux me réjouir. Avec Bubulle je n'aurai pas de phase tyrannique du "non", ni de refus de manger...Quelle chance !

samedi 16 mars 2013

Les jeux de guerre, pour ou contre ?

En ce moment, ma fille est en plein trip du déguisement. Elle passe ses journées à passer d'un costume à l'autre et à s'inventer mille histoires.

Sa passion actuelle c'est sa panoplie de chevalier. Nous avons commencé par les bâtons épée, la superbe épée rose bonbon et finalement tout le costume accompagné de son casque.
En avant pour des chasses aux sorcières dans toute la maison !

Elle l'adore mais je dois dire que je me suis posée pas mal de questions avant de me laisser embringuer dans son jeu.

Je sens bien qu'elle a goût pour des jeux dit "violents", elle veut les pistolets de notre voisin, elle aime jouer à la bagarre. Certainement une façon pour elle d'évacuer des tensions ou des angoisses.

Dois-je accéder à toutes ses demandes ?
Je dois avouer que je suis plutôt contre ce type de jeux. Mais j'étais la première, enfant, à jouer au cow-boy et aux indiens (j'étais toujours du côté des indiens d'ailleurs !), alors comment refuser cela à ma fille ?

Je me dis que jouer à des jeux symboliques n'a pas fait de moi une femme violente portée sur les armes, bien au contraire. Et je pense que cette étape est indispensable dans la construction psychique de l'enfant.
Alors, nous n'allons pas interdire mais nous allons trier les "armes" et ne permettre que les jeux faisant partie de déguisements.
Mais aussi mettre un cadre et des limites :
- ne pas faire mal à l'autre joueur;
- ne pas se faire mal.

Elle comprend bien que c'est un jeu pour "faire semblant" et donc je me sens confortée dans mon choix.

Et vous, quelle est votre opinion, vos choix éducatifs ?

Voici le témoignage de mon amie Katell, à l'origine de ce post.
Si je me souviens bien de mes cours...
Moi aussi je suis plutôt "contre " ces jeux guerriers...; Mais ils aident aussi l'enfant à extérioriser la violence qu'il y a en lui, autrement que par les colères et les éventuels "coups"...
J, à mon grand désespoir, a appris à imiter les pistolets avec sa main à l'école... je lui dis juste que ce n'est pas drôle parce que les vrais pistolets des grands, ça fait très très mal... Idem pour les épées (là c'est ma faute.... ça a bien complété nos déguisements du nouvel an !)
En fait je crois qu'il faut surtout les aider à différencier ce qui est vrai et ce qui est pour de faux : pour de faux on peut imaginer qu'on est un chevalier et qu'on se bagarre avec une épée ; mais pour de vrai, je sais bien que je n'ai pas le droit de faire mal avec...
Enfin bon, c'est mon avis...
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